Présentation

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Salut moi c'est Eve. Aprés avoir lu pas mal de fanfictions je me suis dis que ce serait bien si moi aussi je créais ma propre version! J'ai relus plusieurs fois tous les livres avant de me lancer dans l'écriture de ce "roman", et j'ai essayé d'y mettre tout ce que JK Rowling nous avait fait comprendre sur se qui ce passe. Surtout n'hésitez pas à lacher les com's et à me dire ce qui va pas, ne vous inquiétez pas je ne me vexerai pas ! Merci d'avance! et bonne lecture!

Ps: Je tiens à préciser que je suis en internat (où les blogs sont interdits) donc je ne pourrais écrire que le week-end, désolé si vous trouvez ce rythme pas assez rapide.

# Posté le vendredi 25 août 2006 11:33

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 05:01

Chapitre 1: Wymouth

Chapitre 1: Wymouth
Le soleil s'était couché depuis plusieurs heures sur le petit village de Wymouth, les magasins avaient fermé et quelques personnes étaient déjà profondément endormies. Les journées chaudes d'été avaient un effet soporifique cette année, et les lumières aux fenêtres s'éteignaient peu à peu. Bientôt il ne resta plus rien d'éclairé à l'exception de l'unique lampadaire à l'entrée du village. Situé au bord de mer, le paté de maisons dominait les falaises et chaque demeure donnait l'impression de s'effondrer à tout moment. Quelques années auparavant la mairie avait fait venir des professionnels pour vérifier la bonne tenue des habitations sur ces roches douteuses, ce qui avait provoqué l'évacuation momentanée de la moitié du hameau. Après plus de deux semaines d'étude, les experts avaient annoncé que le rocher principal aurait dû tomber il y a plusieurs dizaines d'années, et que c'est par enchantement qu'il tenait encore toutes les maisons. Au centre du quartier, une grande bâtisse profitait de la belle vu qu'elle devait avoir dans ce merveilleux paysage marin. Tout le village semblait être construit autour de cet édifice, quelques mètre plus loin, une simple maison ordinaire regardait ce bâtiment comme si elle voulait en prendre exemple. Derrière les carreaux sales un homme au front dégarni et à l'âge avancé lisait un mystérieux journal. En effet, personne dans les alentour n'avait entendu parlait de "la Gazette du sorcier" et les articles qui y étaient inscrit paraissait encore plus étrange:

"Triple meurtre au sain du pays

Hier, vers 20h 30, trois corps ont été découvert dans les appartements de la famille Dunoyer, les raisons de ce triple meurtre sont inconnues pour le moment mais le ministère pense à l'½uvre d'un des partisans de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom . "Nous travaillons intensément sur la capture de toutes personnes pouvant avoir un lien avec Vous-savez-qui, affirme Rufus Scrimgeourd, le ministre de la magie, nous avons près de dix personnes soupçonnées sous les barreaux et le ministère met toute son énergie sur les recherches de sorcier douteux." Cela fait deux ans que Lord... a retrouvé son pouvoir, et le ministère ne cesse de progresser. " Depuis quinze ans que je travaille ici, je n'ai jamais vu le département aussi actif, déclare Daniel Patternof, directeur du centre des aurores. Je crois que les efforts que mettent tous les employés dans leur travail pourront donner un excellent résultat, une fois que tout sera en place. Suite p. 4. »

« Hommage à Dumbledore

Ô toi le plus grand sorcier de tous les temps,
Toi qui savais nous protéger à tous moments,
Toi le plus noble, le plus intelligent,
Oui, c'était bien toi le plus grand.
Comment allons-nous faire maintenant ?
Maintenant que tu nous as quittés,
Maintenant que nous sommes abandonnés !
Tu avais tant à nous apprendre,
Tant à nous faire comprendre
Que vont devenir tous ces orphelins,
Qui avaient tellement besoins d'un parrain,
Nous allons devoir continuer seul,
Et cesser de pleurer sur ton cercueil,
Car la guerre n'est pas finie,
Et comme tu nous l'as tant dit,
Restons-unis contre lui!!!
Mafalda Poéti »


L'homme leva la tête. Comment pouvait-il imaginer Dumbledore mort ? Ce n'était pas possible ! Comme le disait si bien le poème, qu'allaient-ils faire sans lui ? C'était leur dernier espoir. La cause de ce décès si brutale n'avait jamais été expliquée, on parlait seulement d'un certains Severius Rogue, qui avait été professeur à Poudlard, mais aucune précision n'avait été donnée.
Le vieillard se leva, posa le journal sur la table basse et se dirigea vers une petite porte de bois, en face du fauteuil. Il posa la main sur la poignée, mais avant de la tourner il pivota pour contempler une fois encore le cadre qui surplombait la cheminée: deux hommes avaient été photographiés, l'un était petit, le nez droit et faisait sans aucun doute partit de la famille de celui qui regardait le portrait, si ce n'était pas lui-même ! Ce personnage semblait entièrement normal, contrairement à l'homme qui lui faisait face : c'était une personne beaucoup plus âgée, le nez aquilin, des lunettes en demi-lune et une barbe qui n'en finissait plus. Il portait une longue robe bleue, une cape de la même couleur et un chapeau pointu. Peut-être que la photo avait été prise le jour de carnaval ! Ou alors c'était des acteurs qui venaient de finir leur pièce de théâtre... Mais le plus étrange ne touchait en rien les goûts vestimentaires du vieil homme, il était en effet étonnant de voir les deux personnages bouger dans leur cadre. Mais le vieillard ne semblait pas le remarquer, il se décida enfin à tourner le regard et ouvrit la porte.

La pièce qui se trouvait derrière n'avait qu'une porte, celle que venait de passer l'homme, et aucune fenêtre. Les murs, le sol et le plafond étaient noirs. Ne nous étonnons plus de rien maintenant, mais aussi bizarre soit-il, cette pièce était complètement vide ! A vrai dire elle n'était pas très grande, pas plus large qu'un placard à balai. L'homme entra et la porte se ferma automatiquement sur lui, le plongeant dans la plus noire des pénombres. Il murmura quelques mots et soudain une forte lumière apparue. En réalité un mur venait de disparaître, laissant la place à une pièce gigantesque énormément éclairée. Comment pourrait-on penser qu'un bâtiment aussi petit pouvait abriter une si grande surface ?

L'homme avança de quelques pas, toucha ce qui semblait être un interrupteur et la lumière baissa pour devenir douce et agréable à la vue. On pouvait voir distinctement maintenant les tableaux et photographies accrochés au mur, la pile de paperasse qui cachait presque entièrement le bureau au milieu de la pièce et au fond, tout au fond le magnifique miroir qui montait jusqu'au plafond. Le vieillard s'approcha du miroir, tendit le bras, s'apprêtait à toucher le verre et soudainement se ravisa. Il se retourna et alla s'asseoir sur le fauteuil de (chintz) devant le bureau. Il trempa une plume dans un encrier et commença à écrire. Lorsque la servante de la maison entra deux heures plus tard, il n'avait toujours pas finit. La jeune femme portait elle aussi des vêtements extravagants : une robe turquoise lui couvrait les pieds, ses cheveux noirs lui tombaient jusqu'au bas du dos, elle portait un plateau avec une théière, une tasse et quelques petits gâteaux.

« Monsieur, c'est l'heure de votre thé. Dit-elle en installant la théière sur une petite table prévue à cette usage.
_Merci beaucoup Angélique. En sortant pouvez-vous confier cette lettre à Prisca ?
_Désolé monsieur, mais elle est partie chasser, elle reviendra dans quelques heures. Si vous voulez je lui donnerais demain matin.
_Non, c'est trop urgent . Je vais m'en occuper moi-même ! »
Il se leva, elle s'apprêtait à repartir lorsqu'elle se souvint de quelque chose :
« Monsieur ? Une lettre est arrivée il y a quelques instants, elle vient du ministère.
_Très bien, mettez-là sur mon bureau.

Malgré la simplicité de la phrase, Angélique trouva cette action très difficile. Elle décala quelques piles de papier en faisant attention de ne pas trop changer l'organisation de la table, car elle avait finit par comprendre avec le temps que même si tout cela paraissait dérangé, il y avait belle et bien un ordre que seul le patron connaissait. Puis elle la posa soigneusement au milieu de la petite place qu'elle lui avait faite et s'en alla silencieusement.

Pendant ce temps, l'homme avait cacheté l'enveloppe et sortait sa baguette. Quelques formules mirent feux au parchemin, et il ne resta bientôt qu'un petit tas de cendre qu'il s'empressa de faire disparaître. Puis il alla se rassoire. La tête dans les mains il réfléchissait. Maintenant qu'il avait fini son travail il pouvait aller se coucher, mais quelque chose l'en empêchait. C'était comme un pressentiment, il savait que quelqu'un allait venir et qu'il fallait l'attendre. Plusieurs heure passèrent et rien de remarquable ne se produisit mais pourtant l'homme gardait cette impression de devoir rester là. On entendit au loin l'horloge de la cuisine sonner les trois heures et le vieillard se leva calmement il traversa la salle, sortit par l'immense porte de pin, entra dans le salon et avança vers la cheminée où un homme d'une quarantaine d'année sortait dans un volute de fumée.

« Yvan! S'exclama le vieillard.
_Bonsoir Rodolfus. Ca fait tellement longtemps! Comment vas-tu?
_Magnifiquement bien! Et toi, qu'as-tu a raconter?
_Hélas, de bien tristes nouvelles. Tu es sans doute au courant de la mort de... de Dumbledore...
_Evidemment, tout le monde l'est, même les moldus en ont entendus parler...
_Tu le connaissait non? Dit-il en regardant le tableau au mur.
_ Oui, enfin, on a travaillé ensemble...Mais bon...
_Comment est-ce que tu l'as rencontré?
_Je...Je ne sais plus!

En réalité, Rodolfus se rappelait parfaitement de sa première entrevue avec le professeur Dumbledore. Mais il s'était interdit de parler de tout ce qui avait le moindre rapport avec son passé secret. De l'époque où il ne savait même pas si il existait tellement il avait menti sur son identité. Cette époque qui était restée gravée à tout jamais dans sa mémoire. Il se souvenait que trop bien du jour où il avait reçu une lettre du Directeur de l'école anglaise de sorcellerie lorsqu'il n'était encore qu'un jeune sorcier prêt à prendre tout les risques. Il ne connaissait pas Dumbledore, au temps de ses études c'était le professeur Tipet qui présidait le collège, mais il avait souvent entendu parler des exploits du vieil homme. Il était allé au rendez-vous et le directeur lui avait proposé de s'assoire.

« Bonjour monsieur, avait dit le vieillard, installez-vous, mettez-vous à l'aise ! Je vous ai contacté pour vous parler de vos travaux.
_Ah vous avez lu mon livre? Le cinquième élément, vérité ou fiction? Je ne savait pas qu'il avait eu du succès au point qu'il atterrisse entre vos mains.
_Oui, en effet, il est très intéressant, vous avez su mettre sur papier une face très complexe de la magie avec une facilité déconcertante, et il m'a beaucoup distré. Mais ce n'est pas sur ces recherches là que j'aimerais discuter avec vous. En réalité, par une incroyable chance j'ai entendu parler de vous et de vos relations avec le ministère.
_Qui vous a prévenu? Ce projet était censé rester secret!
_Pour sa sécurité et pour la votre, je ne vous révèlerait pas le nom de cette personne, mais cela n'a pas d'importance, il en est que je sais, et que je vous demande de vous ralliez à nous.
_ A vous?
_Oui, de notre côté. Je vous le demande avant que ce soit nos ennemis qui le fassent. Enfin, je crois savoir qu'il ne vous ont pas encore contacté.
_En effet, mais je ne devrais pas, enfin... je travaille pour le ministère, et si ils l'apprenaient ! Personne ne doit savoir !
_Et bien je suis entièrement d'accord avec eux, et personne ne saura rien en dehors de vous et moi. Prenez un gâteau et parlez-moi de vos découvertes.
_Je ne sais pas si je peux...
_Monsieur, nous sommes en période de guerre, et si ceux qui ont le pouvoir de combattre ne s'allient pas, je ne vois pas comment gagner quelconques batailles !
_Oui, oui évidemment... Mais...
_Mais ? Peut-être avez-vous peur que je ne tienne pas ma promesse ? Ou que j'utilise vos travaux à des fins meurtrières ? Vous n'avez peut-être pas confiance en moi ?
_Si, si bien sûr ! Mais... Ce n'est pas grave, je vais vous expliquer...avait-il ajouté d'un ton plus sûr.

Et il s'était lancé dans une longue discussions sur les sujets les plus secrets que renferme le ministère. Rodolfus n'était repartit que plusieurs heures plus tard, il était sortit du bureau en ayant l'impression d'avoir allégé un énorme poids qui se trouvait depuis quelques années en lui. C'est avec le sourire aux lèvres et le bonheur d'avoir quelqu'un à qui se confier qu'il rentra chez lui.

Yvan s'était approché du tableau, et le contemplait maintenant avec une touche d'admiration dans le regard. Puis il se dirigea vers son ami pour continuer :
_Et hier une famille de polonais a été assassinée.
_Je viens de lire ça, répondit le vieillard en montrant le journal d'un signe de main.
_On ne sait plus quoi faire au ministère. Scrimgeourd n'arrête pas de dire que tout va pour le mieux, mais on n'arrive plus à rien, nos recherches n'apportent pas grand chose...
_Espérons que l'Ordre, elle, tient quelque chose.
_Qui ça?
_L'Ordre du phénix! Tu ne connais pas?
_Non... Qu'est-ce... ah! C'est ça l'association soit disante secrète de Guignols qui croient tout savoir? Franchement Rodolfus ne compte pas trop sur eux!
_Tu es sûrement au courant qu'ils ont un an d'avance sur le ministère, Yvan! Ils se sont mis au travail bien avant vous!
_C'est ce qu'ils disent, mais ce n'est pas un membre de l'ordre qui s'est rangé du côté des mangemorts? Et maintenant que Dumbledore n'est plus là, ils ne valent rien!
_Pense ce que tu veux, mais moi je leur fais confiance...
Le vieillard s'assit sur un fauteuil.
_Alors, que me vaut l'honneur de ta visite?
_Je suis chargé de leur annoncer ta réponse.
_Ma réponse? Pourrais-je savoir quelle est la question?
_Tu n'as pas lu la lettre! Où est-elle?
_Ah, non c'est vrai! Attend je vais la chercher. »

Il se leva, disparu dans le placard à balai, et revint quelques minutes plus tard, la fameuse lettre dans les mains.
« Alors, voyons ça, dit-il en ouvrant l'enveloppe.

Monsieur,
Sans doute savez-vous que le pays traverse une période de crise, en ce moment, peut-être même en avez vous subit les conséquences. Depuis deux ans le sorcier le plus dangereux du siècle est revenu à la vie et nous avons quelques problèmes pour l'arrêter dans ses projets. C'est pourquoi nous vous demandons de nous aider dans cette mission en continuant la quête que vous aviez commencé la dernière fois. Un messager viendra dans la nuit pour prendre la réponse.
Je vous prie d'accepter monsieur mes salutations les plus distinguées.
Rufus Scrimgeourd.


_Ils me demandent de reprendre du service.
_Oui, c'est ce qu'ils voudraient.
_Je ne peut pas accepter!
_Mais...
_Je n'ai plus le même âge! J'ai assez risqué ma vie non? Chaque jour j'ai peur qu'ils débarquent chez moi pour se venger!
_Oui, je sais... enfin non, je ne sais pas. Tu ne m'as jamais dit en quoi consistait ta mission.
_Et je ne te le dirais jamais!
_Bon...
Yvan remit sa cape sur les épaules.
_Si tu as pris ta décision j'y vais. Seulement une chose: tout le monde a peur des mangemorts, en ce moment pas une seule personne ne craint de retrouver sa maison couronnée de la marque des Ténèbres, le v½u de chacun est que ça se finisse, et si tu peux l'exaucer, c'est ton devoir de le faire! Peut-être pas de la même façon que la dernière fois, mais si tu sais des choses tu dois nous aider! Rien qu'en mémoire de ceux qui l'ont laissé, eux, leur vie pour le combat. Sur ce... au revoir!

Et il entra dans la cheminée éteinte pour y jeter une poignée de poudre fine et disparaître dans les cendres.

Rodolfus resta debout, immobile, il ne savait pas quoi faire. Puis soudainement, il se dirigea à grand pas vers sa chambre. Sur la table basse, l'enveloppe vide était restée abandonnée. Sur cette face on pouvait y lire:

R.A.B
29 rue st Patrick
95123 Wymout


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# Posté le vendredi 25 août 2006 11:41

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 10:07

chapitre 2: Une nouvelle au quartier

chapitre 2: Une nouvelle au quartier
Le petit matin arriva bien vite et le soleil commençait à envoyer des rayons qui le précèderaient dans sa course journalière. Il n'était que sept heure, mais quelques enfants matinaux sortaient déjà pour assister au spectacle du lever du soleil. Matinaux car depuis une semaine ils n'allaient plus à l'école, ils auraient donc bien pu rester dans leur lit si confortable. En effet, les vacances tant attendues étaient enfin arrivées. Cela faisait sept jours que ces petits garçons et ces petites filles couraient dans les rues, riaient, chantaient, et faisaient rayonner ce quartier habituellement si morose. Malheureusement, ils n'étaient pas les seuls à se promener dans Little Whinging, et d'autres, pour la plupart plus grands, s'occupaient surtout de taper, détruire, insulter tout ce qui bougeait, et même ce qui ne bougeait pas. Depuis la fin des cours, ils avaient réussi à casser un tourniquet, une fenêtre et le volet assorti, et une voiture avait foncé dans un mur d'une façon très mystérieuse. Apparemment, il n'y avait pas eu de chauffeur, mais des témoins avaient affirmé qu'ils avaient vu cinq jeunes hommes s'enfuir de derrière les massifs de fleurs. Tout cela s'était déroulé sans dommage pour les coupables. Mr Mc Donald, le plus riche et le plus respecté de Little Whinging, les avait même défendu ("Ce ne sont que des enfants, on a tous été jeune...")avec le sourire aux lèvres, mais il avait moins rigolé lorsque la vitre de sa cuisine était partie en morceaux après plusieurs coups de bâtons. C'est alors qu'il a enfin décidé de faire quelque chose.

Tout d'abord, il avait joué au détective et interrogé tous ceux qui prétendaient être témoin. En les écoutant attentivement, il avait conclu que c'était toujours les mêmes, les auteurs de ces dégâts: une bande de petit voyou, dirigée par Big D, lui-même admiré par 1.5 % de la population du quartier, redouté par le reste. Ce gamin avait maintenant dix-sept ans mais avait commencé sa quête de destruction dés son plus jeune âge. On entendait dire que personne n'était clair dans sa famille. Ses parents étaient toujours sur le qui-vive et semblaient cacher quelque chose, alors que son cousin, qui vivait chez lui, était fou et délinquant lui aussi, interné à St Brutus. Mr Mc Donald était ensuite allé voir les parents de tous les jeunes de la bande mais avait gardé les Dursley pour la fin car il savait parfaitement que ce serait les plus coriaces à affronter.

Mais il fallait quand même y aller, il ne pouvait pas repousser la date de cette rencontre indéfiniment. C'est ainsi qu'il se retrouva devant la porte du quatre Privet Drive dans son magnifique costume 3 pièces (il fallait les impressionner), ce lundi matin sous une chaleur caniculaire, à hésiter entre sonner ou s'enfuir. Il choisit la première solution, car il était un homme d'honneur, n'est-ce pas? Il n'allait pas abandonner son quartier devant une entrevue avec deux parents stupides ! La porte s'ouvrit, et une Pétunia en robe de chambre y passa la tête, tout étonnée qu'elle puisse avoir de la visite si tôt ce matin.

"Oh, Mr Mc Donald! S'exclama-t-elle, désolé pour ma tenue, je ne vous attendais pas, entrez, venez vous asseoir.
-Euh non, ce que j'ai à dire ne sera pas long. Je voulais vous parler de votre fils, madame, Dudley Dursley. C'est bien ici qu'il habite, je crois.
-En effet. Je m'étonne qu'un homme tel que vous vienne me parler de mon Duddy à cette heure. J'en suis très honorée.
-Ce n'est pas pour lui faire des compliments que je suis là.
-Comment ça?
-Et bien, depuis quelque temps, votre fils nous cause beaucoup de dégâts, et...
-Comment osez-vous? Dudley ne ferait pas de mal à une mouche!
- Il a détruit le tourniquet du square.
-Ce n'est pas de sa faute si ce que la mairie donne aux enfants est trop fragile! Il ne l'a pas cassé de son plein grés!
-J'ai bien peur de ne pas avoir le même opinion, madame...
-Vous ne savez pas vous ce que c'est que d'être jeune, vous n'avez pas d'enfants. On l'accuse toujours alors qu'il ne fait rien, mon petit agneau, mais vous...vous n'avez aucunes preuves!
-J'ai des témoins.
-Ils mentent! Vous n'êtes même pas capable d'interroger des gens dignes de confiance! Vous croyez être un grand homme mais vous ne savez rien faire!!!

Madame Dursley montait le son de sa voix aiguë au fur et à mesure qu'elle parlait au point qu'elle finit par réveiller le jeune homme qui dormais au premier étage, dans une chambre remplie de jouets, de livres, de vêtements, et dans un coin une énorme malle ouverte avec des grimoires et des ustensiles bizarres qui en sortaient. Le garçon pris les lunettes rondes à côté du lit et les mit sur son nez. Ses cheveux noirs lui tombaient sur la figure et une cicatrice en forme d'éclair habitait harmonieusement son front. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre pour voir d'où provenaient ces cris. Il resta alors quelques temps à regarder la tante Pétunia se défouler sur son voisin bien habillé qui semblait impassible à ses insultes. Lorsque cette petite scène lui parut lassante, il décida de s'habiller et descendit l'escalier.

Toute la famille Dursley était réveillée, l'oncle Vernon se préparait pour aller au travail, car (comme ne cessait de lui rappeler son fils) pour lui, ce n'était pas encore les vacances. Dudley regardait la télé en mangeant, c'était d'ailleurs étonnant de sa part, car Harry s'était souvent demandé comment le cerveau de son cousin réussissait à ordonner deux choses en même temps. La tante Pétunia, elle, était toujours occupée avec Mr Mc Donald. Mais apparemment, personne ne semblait l'avoir remarqué en dehors de Harry. Celui-ci pris du bacon et alla s'asseoir prés de son cousin. Dudley se décala à l'autre bout du canapé, ce qui permit à Harry de s'étendre encore plus . Dudley n'avait pas changé depuis l'année précédente, toujours aussi gras, mais il avait gagné en autorité (sur ses parents entre autre). Ses yeux ne quittaient pas l'écran, mais Harry savait que son esprit ne suivait plus l'émission, il se demandait ce qui allait lui arriver dans quelques secondes. Mais il ne dit rien, et se contenta de monter le son de la télévision. Les minutes passèrent , puis il consentit à ouvrir la bouche :

« Tu ne reste pas à la maison, cet après-midi, dit-il d'un ton sec.
- Et pourquoi ? C'est à toi de me dire ce que je doit faire maintenant ?
-Tu n'as pas intérêt !Sinon je ...
-Sinon quoi ? Tu vas me mettre une bonne raclée c'est ça ?
-Je suis beaucoup plus grand et beaucoup plus fort que toi ! Et en plus tu n'as pas le droit de faire de...de... !
-De magie ? Ah oui, c'est vrai, j'ai oublié de te prévenir, je viens de finir ma sixième année à Poudlard, ce qui veut dire que je ne suis plus un sorcier de premier cycle.
-Et alors ?
-Alors, je peux bel et bien faire de la magie en dehors du collège !

Une seconde suffit à Dudley pour se transformer en un radis blanc, habillé dans son pyjama rouge. On aurait pu confondre son visage avec le papier peint sur le mur !

-Ce... ce n'est pas vrai ! Tu ment !
-Tu veux vraiment une démonstration ? demanda Harry en sortant sa baguette.
-Je...je...
-Franchement, si tu ne désire pas être transformé en bouse de dragon, il suffit de te rappeler de ce qu'à dit le professeur Dumbledore l'année dernière !
-C'est pas vrai ! Il nous a seulement prévenu que tu serait majeur !
-C'est la même chose ! Tu crois vraiment qu'ils vont laisser un sorcier se débrouiller seul sans lui accorder le droit de se servir de la baguette ?
-Ce n'est pas possible... chuchota Dudley
-Ne t'inquiète pas, si tu me laisse tranquille, je te dispenserai des oreilles de lapin.

Aussitôt, Dudley mit les mains sur sa tête.

-Tu n'as pas le droit, je te mettrais la tête au carré !

Il avait dit cette phrase beaucoup moins fort, et sa voix avait perdu toute conviction.

-Pour ça il faudrait que tu trouve le contre sort !

Dudley trembla comme une feuille.

-Donc cette après midi je vais où je veux. » Conclu Harry.

Son cousin ne répondit pas. Cette proposition ne semblait pas le satisfaire, mais il n'avait pas le choix. Il reporta donc son intention sur la télévision.

Harry s'en réjouit. Certes il pouvait lancer des sorts même pendant les vacances, mais il restait la loi n°... du ... qui disait qu'aucun sorcier n'était autorisé à faire de magie devant quelconque moldu, sauf en cas d'extrême urgence, et il n'avait aucune envie d'avoir à faire au ministère, du moins jusqu'à son anniversaire. Le silence revint. Harry finit sa tranche de bacon. A présent on n'entendait plus que le présentateur de la météo annoncer comme tous les jours un magnifique soleil et une grande canicule sur tout le pays . Puis il laissa la place au jeu du loto qui avaient invité une personne très bizarrement habillée.

« C'est qui lui ? Un acteur ? demanda Harry.

Pas de réponse.

-Je crois que je l'ai déjà vu.

Cette fois Dudley parla :

-Impossible, c'est un clochard qui vient de gagner. Il n'est jamais passé à la télévision !
Harry ferma la bouche. Il cherchait dans sa mémoire le souvenir de ce drôle de bonhomme. Il était certain de le connaître. Soudain, il se souvint de la première fois qu'il était rentré dans le bar du chaudron baveur avec Hagrid six ans auparavant, ce monsieur lui avait serré la main.

-Mais c'est un sorcier ! s'exclama-t-il.

Une bombe atomique n'aurait pas eu meilleur effet sur les oreilles de Dudley, il sursauta dés qu'il entendit ce mot, et lorsqu'il qu'il eu comprit la phrase, il s'empressa de changer de chaîne.

-Non laisse !
-Il n'en est pas question !
-Laisse je te dit !s'énerva Harry, la baguette à la main.

Dudley remit la bonne chaîne. L'homme à l'écran était petit, les cheveux noirs, le menton avancé. Oui, plus aucun doute, c'était bien le même sorcier ! Harry le regarda tourner la roue et attendit avec patience qu'il prenne la parole. Enfin, lorsque le présentateur lui demanda ce qu'il ferait avec tout cet argent, on pu entendre le son de sa voix :

« J'y ai beaucoup réfléchit, en effet, et je crois que la première chose que je vais faire c'est m'acheter une maison digne de ce nom. Ensuite je... et bien je verrai !
-Merci beaucoup Mr...
-Comment ça se fait qu'un chose de ton genre soit sur notre télévision ?
-Dudley tais-toi ! Je n'ai pas entendu son nom ! »

Dudley ouvrit la bouche comme s'il allait crier à son tour, mais il se ravisa au dernier moment, lorsqu'il jugea plus prudent de ne pas rappliquer. Mais les publicités avaient déjà commencées, et il n'y avait plus aucune chance pour que Harry découvre l'identité de cet homme. C'est ce moment que la tante Pétunia choisit pour entrer dans la pièce.

« Dudley, est-ce que tu as fait quelque chose de mal ces derniers temps ?
-Non. Répondit simplement son fils.
-J'en était sûr ! Comment ose-t-il ? Accuser mon fils ! Il y en a qui en veulent à mon Duddy !

Elle parlait toute seul, en regardant la poussière sur le meuble, puis elle se tourna vers les deux jeunes hommes :

-Bon, filez dehors vous, il faut que je fasse le ménage ! »

Harry se leva tranquillement du canapé, et pris son temps pour sortir.

Il s'assit sur le muret de Magnola Crescent, et regarda longuement à droite, puis à gauche, il semblait voir pour la première fois ces maisons toutes identiques, ces rues si droites et si parfaites. Pourquoi? Pourquoi lui habitait-il dans ce quartier détestable, au milieu de gens qui le détestaient? Pourquoi n'était-il pas en ce moment à Godric Hollow en train de rigoler avec Sirius et son père, pendant que sa mère le serrerait dans ses bras en le félicitant des bonnes notes qu'il avait eu aux derniers examens. Elle venterait les rapports qu'aurait son fils avec le célèbre directeur de l'école de magie: Albus Dumbledore.
Mais il était seul, plus personne pour l'aider, il devait continuer sa quête en solitaire. Enfin, pas réellement, il lui restait encore Ron et Hermione. Harry savait qu'il pouvait compter sur eux, et c'est bien ce qui l'inquiétait. Depuis sa naissance, de nombreuses personnes lui avaient sauvé la vie, et elles étaient toutes parties une à une. Il ne voulait pas que ce soit au tour de ses meilleurs amis. Et puis, il y avait Ginny... Il ne préférait pas penser à elle. La dernière conversation qu'il avait eu avec elle l'avait rendu malade. Mais il n'était pas là pour ça! Il était voué au combat, et pour commencer à la quête. Elle occupait toutes ses pensées. Il ne cessait de se répéter "serpent, coupe, objet ayant appartenu à Serdaigle".Les horcruxes le possédait, il allait en devenir fou! Peut-être l'était-il déjà? En tout cas, depuis le début des vacances, il vivait en spectre: se levait, mangeait, pensait, mangeait, pensait, mangeait, se couchait, et se relevait... C'était ainsi tous les jours, il se préparait mentalement à la période d'excitation qui allait suivre dans moins d'un mois.

Les coudes sur les genoux, il regardait machinalement ses doigts. Le professeur Trewlaney serait-elle capable de lire dans les lignes de ses mains ? De le prévenir s'il était prédestiné à mourir ? Si sa mission était perdue d'avance ? Non, elle ne savait que dire des balivernes, et Firenze ? D'après lui, il ne connaissait que les grands événements, de la plus haute importance. Le regard de Harry dévia sur un filet de fourmis. Toutes ces petites bestioles qui travaillent sans cesse, avec solidarité, union et discipline. Elles étaient loin de ressembler à la société de sorciers ! Avec ce ministère incompétent, il faudrait beaucoup de chance pour gagner cette guerre. Mais quoi qu'il arrive, quoi qu'on lui dise, même s'il devait en mourir, Harry irait jusqu'au bout, pour Cédric, pour ses parents, pour Sirius, pour Dumbledore. Mais est-ce que ça servira à quelque chose ? De toute façon, même s'il avait une chance sur mille de réussir à tuer Voldemort, il n'était pas question de la gâcher ! Harry se mit la tête dans les mains. Depuis toujours il se demandait pourquoi c'était lui qui avait perdu ses parents, pourquoi c'était lui qui devait défier Lord Voldemort, pourquoi on comptait tant sur lui. Maintenant, il n'y pensait même plus. C'est ce qu'il devait faire, il n'avait pas à chercher ailleurs ! C'était lui qui avait survécu au plus terrible sorcier de tous les temps, lui qui lui avait échappé alors qu'il n'avait que onze ans, lui qui parlait le fourche-langue, lui qui vengerait ses parents :

C'était lui l'Elu, et ça n'aurait pas pu en être autrement !

Un grognement de voiture fit sortir Harry de sa rêverie. Le véhicule tourna dans une allée juste en face pour se garer. Un grand monsieur barbu en sortit, une personne que Harry n'avait jamais vu. Il fut bientôt suivit par sa femme, maigre à l'air sur d'elle et autoritaire, et d'une jeune fille, aux cheveux noirs, et aux gestes gracieux. La gamine ne devait pas avoir plus de quinze ans, elle observa le quartier comme si elle venait d'arriver au paradis. Son regard balaya la rue, et tomba sur celui de Harry, elle lui sourit et rentra dans la maison. On pouvait voir qu'elle visitait la cuisine à travers la fenêtre, mais bientôt elle changea de pièce, et disparue du champs de vision du jeune homme.

Celui-ci se leva et commença à se promener vers Wistéria Walk. Il vit Mrs Figgs rentrer chez elle sans lui lancer un regard. Depuis qu'il avait su que cette vieille femme passionnée de chats avait un quelconque rapport avec le monde des sorcier, Harry l'a voyait d'un autre ½il, il savait maintenant que toute sa folie n'était que couverture, mais il ne l'avait en rien montré. Elle non plus d'ailleurs. Elle continuait à marcher à petits pas (alors que Harry avait bien vu qu'elle pouvait courir)et à parler de ses chats à toutes les personnes qu'elle croisait dans la rue.

Harry tourna au coin, et rejoigna Meery Street, la rue perpendiculaire. Avant il n'aimait pas beaucoup cette route, car plusieurs amis de Dudley y habitait, et ils n'hésitaient pas à entraîner un bagarre, même si c'est à quatre contre un, mais maintenant, il était recherché par le sorcier le plus dangereux, il n'allait quand même pas avoir peur d'une bande de gamin sans pouvoirs magiques ! Comme de partout dans Little Whinging, la rue était droite, sans défaut (à part le fait de ne pas en avoir), les maisons blanche, que rien ne pouvait différencier (en dehors de la couleur des rideaux), les voitures bien lavées, les pelouses bien tondues, Harry ne comprenait pas comment des gens pouvaient payer pour habiter dans un tel enfer !Il traversa la route, pour s'arrêter, sur le banc qui faisait face au square. Les minutes passèrent, les voitures sortaient des allées petit à petit, le soleil montait lentement dans le ciel, Harry avait envie de dormir, de ne penser à rien, le temps était chaud, lourd, la lumière éblouissait ses yeux, il les ferma, une personne s'approcha de lui, un inconnu, aux yeux blancs, à la démarche légèrement robotisée, il avançait, jusqu'à être à un mettre de Harry, celui-ci leva la main pour la mettre en visière, mais l'inconnu lui pris le poignet, sa peau était froide, il sera sa poigne, il voulait broyer le bras de son adversaire, Harry gémit de douleur, il avait l'impression de brûler de l'intérieur, son c½ur lui faisait mal...

« Ca va ? »

C'était Ginny, elle courait vers lui, ses cheveux virevoltants, elle semblait épuisée. Harry ouvrit les yeux. En réalité, la jeune fille qui était devant lui n'avait rien à voir avec Ginny, mais il la connaissait, il l'avait déjà vu ! Ses cheveux noirs attachés à l'aide d'une pince lui disait quelque chose...Elle emménageait tout à l'heure ! C'était ça, il l'avait vu une heure plus tôt. Se rendant compte qu'il avait l'air totalement idiot à l'observer comme ça, il se décida à répondre :

« Euh... Oui, je m'était assoupi.
-Désolé, je t'ai sortit de ton jardin secret ?
-Non, au contraire, j'en suis ravi. Ce rêve n'était pas très... disons... enviable.
-Oh !

La fille laissa un temps de pause avant de reprendre :

-Julia Smith, je viens juste d'arriver dans ton quartier ! dit-elle en lui tendant la main qu'il serra.
-Enchanté, moi c'est Harry.

Julia s'assit sur le banc.

-Je t'ai vu tout à l'heure, tu n'avais pas l'air très rayonnant.
-Non, c'est vrai, répondit-il, quelques circonstances ces derniers temps m'ont un peu baissé le morale.

Elle pencha la tête sur le côté, avec un regard triste, comme si elle compatissait avec lui, puis la redressa, et lui lança un grand sourire.

-Ce qui est fait est fait ! Ce n'est certainement pas en boudant qu'on va changer les choses !dit-elle.
-Des fois, s'éloigner dans un coin fait réfléchir, de cette façon on peut penser et se préparer mentalement à ce qui va suivre, répliqua Harry.
-C'est vrai, mais si tu partage tes pensées tu peut avoir plusieurs cerveaux qui réfléchissent, donc plusieurs solutions qui viendront plus facilement !

Julia le regarda comme pour dire : « et non, c'est moi qui ai le dernier mot ! ».

-Si j'ai un conseil a te donner, c'est de garder la tête haute ! ajouta-t-elle.
-C'est ce qu'on dit...
-C'est ce qu'il faut faire.

Elle avait un air obstinée, certaine d'avoir raison. Soudain, elle se leva.

-Ca ne te dirais pas de marcher un peu ? J'ai des fourmis dans les jambes, dit-elle en partant.

Harry la suivit. Ils parcoururent plusieurs rues, marchaient lentement et parlaient beaucoup. Ainsi Harry appris qu'elle avait habité en montagne, qu'elle adorait les animaux, en particulier les brebis, et qu'elle avait rarement fréquenté l'école.

« Mon père était instituteur, mais il est tombé malade, il est donc resté à la maison, et comme on n'avait pas de voiture, c'est lui qui m'a tout enseigné à domicile. Avant il y avait une école au village, mais elle a dût fermer, il n'y avait pas assez d'enfants.
-Mais comment vous faisiez, si ton père ne gagnait pas de salaire ?
-Oh, tu sais avec ce qu'on produisait, on en avait assez pour revendre et s'acheter tout ce dont on avait besoins. On donnait les légumes du jardin à notre voisin, lui descendait au marché et nous rapportait l'argent. Et on achetait souvent à un marchant ambulant, il montait dans notre village exprès pour les gens comme nous qui ne pouvait pas se déplacer.

Harry était fasciné par ce mode de vie si différent du sien. Il n'avait jamais eu l'occasion de s'imaginer dans ces conditions. Poudlard était certes près de la nature et des animaux, magique ou pas, mais jamais il n'avait eu à labourer ou traire les chèvres pour se nourrir.

-Tu devais t'y plaire ! dit-il, pourquoi es-tu venue habiter ici ?
-Ceci un mystère à élucider !répondit-elle en haussant les sourcils. Un beau jour, mes parents ont voulu venir en ville, ils ont dit que c'était pour mes études, que je n'avais plus rien à apprendre de mon père et qu'il fallait les approfondire, mais moi je sais bien qu'il y a une autre raison, j'ai tout essayé pour la connaître, mais impossible de leur faire dire quoi que ce soit. C'est très bizarre de leur part. Mais je parle, et toi tu ne me raconte rien !
-Qu'est ce que tu veux savoir ? Ma magnifique vie a Privet Drive ? Les plus grosses bêtises de mon cousin ?
-Justement, je n'ai pas très bien compris, tout à l'heure tu m'as parlé de lui aussi, et je n'ai pas osé te demander, il vit ici ?
-Oui, malheureusement.

Julia le regarda longuement, comme si elle voulait connaître la suite, c'est alors que Harry consentit à parler :

-Mes parents sont morts lorsque j'avais un ans, et j'habite chez mon oncle et ma tante.

Elle sembla soudain catastrophé :

-Oh, désolé ! Je... je ne savais pas ! s'excusa-t-elle.
-Ce n'est pas grave. Il en est seulement que je déteste ce quartier et ceux qui me logent.
-Pourquoi, ce n'est pas si horrible ici !
- Ma tante me hait autant que sa s½ur, ma mère. Et mon oncle a aussi appris à maudire ma famille, expliqua Harry.
- Je vois, ça ne fait pas un bon mélange. Et ton cousin écoute ses parents bien évidemment.
-Exactement. Tu comprend donc pourquoi je n'aime pas traîner chez moi.
-Oui, et en plus tu n'a pas la majorité, tu ne peut pas quitter ta maison.
-Ben justement, si. A la fin du mois j'ai dix-sept ans, et je part.
-Comment-ça ! Tu vas aller où ?

Soudainement, Harry regretta d'avoir fait une confidence qui s'approchait autant du monde de la magie. Il ne savait pas quoi répondre, et bégaya un peu.

-Euh... chez des amis, dit-il en pensant au mariage de Fleur et Bill.
-Ah...

Elle ne paraissaient pas convaincue, mais ne demanda rien et changea de sujet :

-Tu vas à quel collège ? Peut-être qu'on ira au même, l'année prochaine !
-Je ne crois pas, non . J'arrête les études, répondit-il.
-Ah bon ? Mais tu n'as pas l'âge !
-Non, mais j'ai d'autres choses à faire.

Il ne voulait pas aborder ce sujet, pas avec une moldue inconnue !

-Quels genre de choses ? demanda-t-elle.
-Disons que c'est... assez personnels.
-Ah, désolé, je ne voulais pas entrer dans ta vie privée.

Un silence s'installa entre les deux jeunes adultes. Chacun était trop gêné pour continuer la conversation. Ce fut Julia qui le rompit :

-Tu as déjà fait du ski ?demanda-t-elle.
-Euh, non, je n'en ai jamais eu l'occasion.
-Il y avait une station tout prés de chez moi, et j'y allais souvent, l'hiver. Je peux te dire que c'est un sport bizarre ! Il suffit d'avoir confiance en soi pour réussir des pistes, même compliquées, par contre si tu es stressé, si tu as peur tu te crispe et tu tombe. Je crois que c'est pareil dans la vie.

Harry ne comprenait pas pourquoi elle lui disait ça. Julia regarda l'heure à sa montre.

-Je vais devoir y aller, dit-elle, à demain si on se voit !
-Oui, à demain, répondit Harry. »

Et elle partit en lui faisant un signe de main. Harry, lui, se dirigea vers le quatre Privet Drive, cherchant à comprendre les dernière paroles de la jeune fille. Puis, en arrivant devant la porte, il se tourna vers le quartier, il avait une drôle de sensation, après tout, il venait de se faire sa première amie moldue.

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 14:45

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 10:49

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Je fais un peu de pub pour un blog que j'ai trouvé trop bien.
C'est une fan des Maraudeurs qui écrit des poemes sur leur bande, leur époque.
Franchement, les textes sont trop bien fait. C'est surtout basé sur l'amour et la trahison, et c'est super!

Pour y aller cliquez ici

# Posté le dimanche 04 mars 2007 17:09

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 10:02

Pub 2

Pub 2
Encore de la pub pour un autre blog assez marant!
c'est une mini fanfic, avec des article assez court, écri du point de vu de malefoy.
il est vrai que je ,ne reconnais pas beaucoup les personnages de JK Rowling en lisant ça, mais je me suis trop éclaté à le lire, franchement, je vous le conseil.!!
ici

# Posté le dimanche 18 mars 2007 16:28

Modifié le mardi 20 mars 2007 06:24